Secrétaires généraux de mairie : un réseau pour se soutenir et se former

La Loi du 30 décembre 2023 confie aux centres de gestion l’animation d’un réseau de secrétaires généraux de mairie sur chaque territoire. Déjà engagé aux côtés des secrétaires de mairie de l’Essonne, du Val d’Oise et des Yvelines, le CIG propose depuis plus de 20 ans un cycle de professionnalisation et réunit régulièrement les participants pour des journées d’échange et d’actualité.

  • Le CIG a mené en 2024 une enquête auprès des professionnels pour cerner les réseaux existants sur le territoire de la Grande Couronne et déterminer précisément leurs attentes. 153 secrétaires de mairie ont répondu au questionnaire, permettant au CIG Grande Couronne de définir le profil et les conditions de travail des agents concernés et d’envisager des premières pistes de réflexion pour l’animation du futur réseau.

    Profil des secrétaires généraux de mairie

    92 % des répondants sont des femmes, un chiffre qui confirme l’importante féminisation du métier.

  • Le métier de secrétaire général de mairie est déjà en tension et la situation risque de s’aggraver dans les prochaines années avec de nombreux départs à la retraite à prévoir. La Grande Couronne n’échappe pas à ce phénomène national. En effet, 54.2 % des personnes interrogées sont âgées de plus de 50 ans et 28.1 % ont même plus de 55 ans.

  • La Loi de 2023 répond à ces enjeux d’attractivité à travers une revalorisation salariale et de meilleures perspectives de carrière. Il s’agit de fidéliser les agents actuellement en poste, mais aussi de former et d’attirer de nouveaux profils.

    La sécurité de l’emploi reste plutôt un atout : 83.7 % des répondants au questionnaire du CIG sont fonctionnaires.

    Mais 46 % d’entre eux sont titulaires d’un grade de catégorie C alors que la Loi prévoit à terme que les secrétaires généraux de mairie relèvent obligatoirement d’un cadre d’emplois de catégorie B ou A (rédacteurs ou attachés). La période transitoire prévue par le législateur sera donc primordiale pour accompagner les fonctionnaires de catégorie C vers un cadre d’emplois supérieur.

    Les conditions d’exercice des secrétaires généraux de mairie sur le territoire de la Grande Couronne sont assez diverses. Si une grosse majorité des répondants au questionnaire (88.9 %) travaillent à temps complet, plus d’un sur cinq se partage entre plusieurs collectivités et 30 % des agents à temps non complet travaillent sur plusieurs communes.

    L’enquête met également en évidence un important renouvellement des secrétaires de mairie sur le territoire : 42.5% exercent le métier depuis moins de 5 ans.

    • Les cadres d'emplois des secrétaires généraux de mairie

    • La proportion des secrétaires généraux de mairie travaillant à temps complet et à temps partagé

    • L'ancienneté des secrétaires généraux de mairie

    • État des lieux des réseaux

      Des réseaux existent déjà sur le territoire de la Grande Couronne, mais seuls 30.7 % des répondants sont actuellement membres d’un réseau.

      Il peut s’agir d’une association ou amicale, d’un groupe animé par l’intercommunalité, d’une plateforme en ligne via le CNFPT, d’un réseau social ou d’un groupe informel en lien avec le centre de gestion.

      Ces réseaux regroupent de quelques membres à plus de 100 participants.

      Il peut s’agir de réseaux plus ou moins informels ou de groupes plus structurés avec un coordinateur identifié. La fréquence et le format des réunions sont très variables selon les groupes.

      Les moyens de communication existants sont variés, avec essentiellement des forums de discussion et des échanges de mails, en s’appuyant parfois sur des partenaires extérieurs (principalement l’Association des Maires de France).

      • Les types de réseaux auxquels les secrétaires généraux de mairie appartiennent et le nombre par réseau

      • La fréquence et le format des réunions

      • Les thèmes abordés

      • Les moyens de communication déployés entre les membres de réseau et les partenaires des SGDM

      • Les attentes

        L’une des difficultés rencontrées par les secrétaires généraux de mairie réside dans l’isolement. C’est un métier qui nécessite des connaissances dans de nombreux domaines, avec des évolutions réglementaires très fréquentes. Mais les secrétaires n’ont en général pas d’agents sur lesquels s’appuyer au sein de leur collectivité. Sans liens développés avec des collègues d’autres structures ou avec des partenaires extérieurs, il peut être difficile de trouver des réponses à ses questions et des solutions à ses problèmes. D’où l’importance de pouvoir compter sur un réseau de secrétaires de mairie. Les professionnels qui exercent ce métier en sont bien conscients : 46.4 % des personnes interrogées jugent nécessaire l’appartenance à un réseau.

        Cette problématique est encore plus évidente pour les moins expérimentés : 76 % des secrétaires ayant moins de 5 ans d’ancienneté dans le métier jugent un réseau nécessaire, 24 % utile. Pourtant, 70.8 % d’entre eux ne sont actuellement membres d’aucun réseau.

        Les secrétaires de mairie faisant déjà partie d’un réseau en sont plutôt satisfaits mais voient plusieurs axes d’amélioration à développer, notamment en termes d’accompagnement à la prise de poste, de formation, de veille et d’outils pratiques.

        La majorité des répondants estiment que le CIG pourrait combler les manques des réseaux existants via un partage d’informations, une assistance technique et des outils plus accessibles et plus développés.

        Au vu des résultats du questionnaire, le réseau des secrétaires de mairie pourrait proposer des réunions trimestrielles ou semestrielles, selon un format qui reste à déterminer. Les propositions qui ressortent de l’enquête portent essentiellement sur des plateformes d’échanges, des mails et des forums.

        Les personnes interrogées, notamment si elles ne font actuellement partie d’aucun réseau, sont plutôt en attente d’informations juridiques et d’apports sur leurs thématiques de travail au quotidien (RH, état civil, finan-ces, urbanisme…).

        • Un réseau qui correspond aux attentes des SGDM

        • Les axes d'amélioration

        • Ce que pourrait apporter le CIG, ce qui est attendu du CIG en plus du réseau existant

        • La fréquence et le format des réunions attendues

        • Les échelles de déploiement envisagées pour le réseau

        • Les thèmes abordés souhaités et les moyens de communication déployés entre chaque rencontre souhaités

        • Face aux attentes identifiées dans l’enquête, le CIG axe le démarrage de l’animation de ce réseau sur 2 priorités :

          Cartographier le territoire

          L’intercommunalité apparait l’échelle de déploiement préférée des SGM. D’où la nécessité de cartographier les réseaux existants sur le territoire des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI). Le CIG se rapprochera prochainement des directeurs d’intercommunalités pour échanger avec eux sur les dispositifs qu’ils proposent peut-être déjà. L’objectif est double : identifier les zones dépourvues de réseau et, pour celles où les réseaux existent, réfléchir à une collaboration future (coordination, intervenants, moyens logistiques, etc.).

          Proposer des outils

          Les secrétaires généraux de mairie attendent en priorité que le réseau fournisse des outils facilitant le travail quotidien. Une réflexion est en cours pour proposer un calendrier thématique des tâches à réaliser appuyé de fiches pratiques, procédures et modèles. Un projet d’ampleur supposant la collaboration des services du CIG et des secrétaires généraux de mairie en poste.

          Parallèlement, le CIG poursuit l’organisation de son séminaire annuel à destination des SGM initié en 2019. Proposé jusqu’à présent aux secrétaires généraux ayant suivi le cycle de professionnalisation du métier, ce temps fort de rencontres et d’échanges ponctué d’actualités juridiques et d’ateliers pratiques, sera désormais ouvert à tous.

          La réussite des actions engagées par le CIG est conditionnée à un partenariat fort avec les acteurs de terrain. Pour faciliter les échanges, le CIG a créé un logo identifiable (voir ci-dessous) et une adresse mail dédiée : reseausgdm@cigversailles.fr. Les secrétaires généraux de mairie ou animateurs de réseaux peuvent se faire connaitre ou y apporter leurs suggestions.