Rencontre avec 2 agents du service remplacement

Actualité | Publié le 25/08/2026

Si le service Remplacement du CIG Grande Couronne garantit la continuité du service public grâce à son expertise technique, sa force repose avant tout sur l'engagement de ses agents. Yamina Bezza et Marie Boulogne, chargées de missions, nous ouvrent les portes de leur quotidien singulier. Entre polyvalence et adaptabilité, elles témoignent de la richesse de ce métier « couteau suisse » qui, loin d'être solitaire, place l'humain et le partage de compétences au cœur de chaque collectivité.

  • Pouvez-vous nous raconter votre parcours en quelques mots et ce qui vous a mené vers le service remplacement du CIG Grande Couronne ?

    Yamina Bezza : Je suis tombée dans la fonction publique territoriale il y a 30 ans ! J’ai eu la chance de rencontrer des élus qui m’ont accordé leur confiance sur des postes variés : responsable administrative et financière d’un syndicat intercommunal de 13 communes, responsable d’un service scolaire avec une équipe de 30 agents, et enfin, Secrétaire Générale de Mairie.
    Dès 2010, j’avais proposé ma candidature au service remplacement, mais je n’avais pas encore exercé en tant que secrétaire générale de mairie : ce n’était que partie remise.
    J’ai finalement retenté l’expérience en 2018, forte de toutes mes expériences et encouragée par plusieurs échanges avec des agents du service remplacement, croisés au cours de mon parcours.

    Marie Boulogne : Juriste de formation, j'ai travaillé pendant dix ans dans une collectivité de plus de 2 000 agents. Si j'y ai énormément appris sur des matières spécifiques et pointues, j'avais le sentiment de rester enfermée dans mon champ de compétence. En rejoignant le service remplacement du CIG Grande Couronne, je suis précisément venue chercher cette transversalité et l'opportunité d'acquérir de nouvelles compétences dans des domaines que je ne maîtrisais pas.

    Quelles sont vos missions et qu’est-ce qui fait la richesse de cette variété de missions au quotidien ?

    Marie Boulogne : Nous intervenons principalement sur des missions de secrétaires généraux de mairie. On ne peut pas faire plus varié. C’est un poste où il est possible d’avoir à travailler sur tous les domaines relevant de la compétence d’une commune : en une journée, je peux gérer des factures, faire la paie des agents et établir un acte de mariage. J’interviens également sur des missions plus spécifiques en comptabilité ou en ressources humaines, ce qui me permet d’appréhender des notions techniques très précises et enrichissantes. Par ailleurs, j'ai aussi découvert une réelle appétence pour la transmission en coanimant les modules de professionnalisation des secrétaires généraux de mairie proposés par le CIG Grande Couronne et en participant à l’animation du réseau des secrétaires de mairie. J’aime prendre du recul sur le métier et réfléchir à la manière dont nous pouvons valoriser le métier et les aider au quotidien.

    Yamina Bezza : C'est exactement cette dimension de "couteau suisse" qui est passionnante. En complément de ces tâches techniques, notre rôle consiste, aussi, à être un véritable appui pour les agents de la collectivité et les élus. Nos missions sont rythmées par la préparation des conseils municipaux ou la mise en place de projets pour les nouveaux élus. C’est un travail d’écoute permanent : que ce soit pour régulariser une carrière avec un agent ou pour apporter des outils "pratico-pratiques" sur l’environnement territorial aux élus.

    Comment se passe généralement votre intégration lorsque vous arrivez dans une nouvelle collectivité ? Quel accueil vous réserve-t-on ?

    Marie Boulogne : Je suis généralement bien accueillie. Avec mes collègues, nous arrivons souvent dans un contexte où notre présence est un soulagement pour les collectivités, surtout lorsqu'elles sont en attente de personnel depuis quelques semaines.
    L’intégration est généralement rapide, même si elle passe par une phase d’observation et d’audit nécessaire.

    Yamina Bezza : C’est vrai, chaque collectivité oeuvre à nous accueillir de la meilleure manière possible. De mon côté, pour apaiser les inquiétudes liées à mon arrivée, j'ai pris l'habitude d'appeler la collectivité quelques jours avant. Ce premier contact permet de dissiper les doutes et d'arriver dans un climat de confiance immédiat.

    Quel est votre plus beau souvenir de mission ou la situation où vous vous êtes senti le plus utile ?

    Yamina Bezza : Mon plus beau souvenir reste une mission dans une commune de 300 habitants, située dans le Vexin. Cela a été un véritable coup de coeur, sur le plan humain comme professionnel. Une relation de confiance s’est installée naturellement entre le maire, la première adjointe et moi, nous permettant de travailler en parfaite symbiose durant deux ans et demi. J’ai eu beaucoup de mal à quitter cette collectivité, car je m’y étais attachée.

    Marie Boulogne : Cette année, les élections municipales ont entraîné un changement de maire dans plusieurs collectivités où j’interviens. Dans l’une d’entre elles, j’ai accompagné la nouvelle équipe pour les aider à appréhender l’environnement territorial et à trouver les moyens pratiques de mettre en oeuvre leurs projets. Les élus étaient particulièrement à l'écoute et impliqués : c’est gratifiant de constater que, par notre appui, nous contribuons à l'organisation d'un collectif.

    En quoi ce mode de travail vous a-t-il permis de progresser plus vite professionnellement que si vous étiez resté sur un poste fixe ?

    Marie Boulogne : Chaque collectivité est différente, tant dans son fonctionnement interne que dans ses caractéristiques territoriales. Ce mode de travail permet de voir de nombreuses situations, y compris dans une même matière. Même si nous avons une spécialité, notre chef de service nous confie des missions plutôt diverses. Nous sommes donc obligatoirement amenés à repousser les limites de nos connaissances.

    Yamina Bezza : C’est un véritable accélérateur de carrière. La diversité des logiciels et des interlocuteurs — qu'il s'agisse des agents, des élus, des services de l'État (préfectures, comptables…) — nous pousse à une progression rapide en termes d’exécution, de réactivité, de solutions pratico- pratiques à développer en toute circonstance.

    Comment le CIG Grande Couronne vous accompagne-t-il au quotidien pour que vous ne vous sentiez jamais "livré à vous-même ?

    Marie Boulogne : De nombreuses solutions sont à notre portée. Nous commençons dans le service avec du tutorat auprès des collègues déjà en place, ce qui nous permet de nous habituer aux logiciels et d’appréhender l’itinérance sans en avoir la responsabilité immédiate. Nous avons ensuite un très grand nombre de ressources à notre disposition : documentaires, via des abonnements et une plateforme commune où nous échangeons des supports pratiques, mais aussi humaines avec un groupe d’échanges en direct avec nos collègues. Enfin, notre chef de service est toujours à l’écoute et disponible, et le CIG Grande Couronne nous incite à suivre deux formations par an. Ce sont des ressources précieuses !

    Yamina Bezza : Marie a tout à fait raison, le soutien est total. Je dirais même que c'est un filet de sécurité permanent. Que ce soit notre direction ou notre responsable de service, ils nous offrent toujours un sas d'échanges, non seulement pour les questions d'organisation, mais aussi pour partager nos difficultés et nos bonheurs au quotidien. Et puis, la force du réseau interne est indéniable : si une question juridique nous bloque ou qu'un logiciel nous fait "rager", nous savons qu'une collègue a forcément déjà expérimenté la situation. Les autres services du CIG Grande Couronne connaissent notre particularité d'itinérance et toute l'organisation est pensée pour que nous ayons toujours une réponse à nos "questions du jour".

    Le service remplacement recrute actuellement de nouveaux talents. Quelles qualités faut-il posséder selon vous pour s'épanouir dans ce métier ?

    Yamina Bezza : Je pense que la principale qualité est d’être curieux.

    Marie Boulogne : Tout à fait, à mon sens, il faut faire preuve d'une réelle soif d'apprendre. Il est essentiel d'être volontaire, débrouillard et capable de s'adapter rapidement, à la fois aux spécificités de chaque mission et à la variété des personnalités que l'on rencontre en collectivité.

    Que diriez-vous à quelqu'un qui hésite à postuler par peur du changement ou de l'inconnu ?

    Marie Boulogne : À ceux qui hésitent, je leur dirais que l'inconnu n'est que l’itinéraire pour se rendre dans la collectivité : nous changeons de commune, nous rencontrons de nouvelles personnes, mais le coeur du métier, lui, reste identique.

    Yamina Bezza : Exactement. Lors de mes échanges en collectivité, je constate que ce qui impressionne le plus, ce sont les trajets et le changement quotidien de mairie. Mais je rassure toujours mes interlocuteurs : je réalise les mêmes missions, simplement dans des environnements différents, avec des agents et des élus différents. C’est là que je trouve mon épanouissement, et j'ajoute même que l'on peut devenir "accro" à cette rythmique. En fin de compte, je leur dis souvent : le plus grand pas, c'est de postuler.

  • Envie de devenir, vous aussi, chargé de missions au CIG ?

    Rejoignez le service Remplacement pour une carrière riche et variée au service des collectivités.

    Postulez dès maintenant